Conséquences et comorbidité - apic06

 

La dyscalculie se traduit par des difficultés :

 

  • à évaluer de petites quantités (par exemple le nombre d'objets placés devant soi).
  • à dénombrer (capacité à évaluer immédiatement une quantité allant de 1 à 4 sans avoir à énumérer).
  • à écrire les chiffres (l par exemple écrire 202 au lieu de 22).
  • à lire des nombres (par exemple, inversion des chiffres 6 au lieu de 9 ou 52 au lieu de 25).
  • à lire ou réciter une suite de nombres (y compris à mémoriser les numéros de téléphone).
  • à comprendre le sens des nombres, et le fait qu'un nombre peut être supérieur ou inférieur à un autre (5 est plus grand que 3, 2 est inférieur à 3...).
  • à réaliser des calculs arithmétiques simples (du type 5 - 2 = ?), que ce soit à l'écrit ou en calcul mental. Exemple : pour réaliser une addition simple comme 3 + 2, il va compter sur ses doigts 1, 2, 3, 4 et 5 ; même au bout d'un an, il continuera à utiliser cette méthode (tandis que les enfants ne présentant aucun trouble développent le calcul direct).
  • à mémoriser les tables d'addition et de multiplication.
  • à distinguer les différents symboles : +, -, × et / avec la difficulté à comprendre des concepts tels que « deux fois plus que », « moins que », etc.

De fait de ces difficultés, le nombre n’est pas invariable. Comment construire un raisonnement ?

 

La dyscalculie va poser problèmes sur tout ce qui logicomathématique. 

Il ne sera pas "bon" en maths, voilà tout, vous dira-t-on souvent…. 

Il va avoir de vraies difficultés à compter, donc à ajouter, multiplier, etc…. 

Il aura bien du mal à accepter que x+y soit égal à y+x, par exemple. 

 

De plus, l'enfant n'arrivera pas à s'auto corriger ou évaluer une fourchette dans laquelle il est raisonnable de trouver un résultat. Les quantités et mesures de grandeur ont peu de sens. 

 

 

Néanmoins, la dyscalculie, si l’enfant n’a pas de difficultés visuo spatiales, n’empêche pas l’accès à la géométrie ou aux matières scientifiques. Voilà une confusion à lever. 

 

 

Il faut absolument rechercher les autres dys pour pouvoir évaluer les conséquences sur la vie de l'enfant.