Rééducations - apic06

Les rééducations

Selon le type de dyspraxie, les troubles associés et le profil de lʼenfant, plusieurs rééducations pourront être mises en place :

• psychomotricité: motricité globale, schéma corporel dans lʼespace, équilibre, coordination des membres… Se sentir dans son corps et dans l’espace.

• orthoptie : rééducation des stratégies du regard, exploration visuelle, calibrage des saccades, motricité oculaire, convergence ou divergence selon les cas…

• ergothérapie : gestes de la vie quotidienne, stratégies gestuelles séquencées pour lʼhabillage, la préparation du cartable, les lacets, le découpage, travail sur l’abstraction, l’anticipation, …etc. Et surtout lʼapprentissage du clavier avec différentes techniques (clavier caché, gommettes de couleur…). Mais aussi, les tableaux à double entrée, la pose des opérations,…

• orthophonie : mise en place de la lecture, articulation, rééducation dʼune éventuelle dyspraxie bucco-faciale (difficultés à avaler, phonation…). Selon les cas, mais c’est fréquent, rééduquer la dyscalculie et le raisonnement logico mathématiques.

• psychologie : lʼenfant doit souvent gérer sa différence à lʼécole et dans sa famille, tout en acceptant des contraintes supplémentaires puisquʼil doit pratiquer de nombreuses heures de rééducation.

Sʼil est déprimé, sʼil ne trouve pas sa place dans sa fratrie, il peut bénéficier dʼun soutien psychologique. 

Il est nécessaire de planifier ces rééducations au risque que l’enfant ne se retrouve avec un agenda bien trop chargé pour un enfant de son âge. 

                                                Quelques conseils

Pensez à le responsabiliser mais la responsabilisation sera toujours proportionnée à ses capacités. On peut leur confier certaines tâches peu complexes : ranger les couverts, mettre leurs affaires dans la corbeille du linge sale, porter des messages, accrocher leurs affaires sur un porte-manteau à leur hauteur... Il faut chercher à développer l'intérêt de lʼenfant pour toutes les activités qui nécessitent de la logique et leur proposer de suivre une série déterminée dʼétapes (exemple : la cuisine).

 

Il vaut mieux privilégier les responsabilités simples et ponctuelles qui seront gratifiantes et permettront à lʼenfant dʼévoluer par sa propre expérience. La valorisation de ses réalisations est essentielle. Pour un aîné, on trouvera toujours certaines tâches qui permettent dʼaider les plus petits (mettre une cassette dans le magnétoscope, accompagner le petit frère aux toilettes…). Même si leur compétence gestuelle est moindre, il faut maintenir le rang de lʼenfant dans sa fratrie.

 

On ne les écartera pas de la participation aux tâches domestiques sous prétexte de ses difficultés manuelles, mais au contraire on cherchera à lui confier des travaux simples, en soulignant les progrès accomplis.

 

Pour les difficultés de repérage dans le temps, on cherchera à respecter une ritualisation des activités de la journée, à verbaliser tout changement dans lʼorganisation. Pour aller plus loin, on pourra chercher à « manipuler » la notion de temps en utilisant des repères visuels sur les calendriers, les éphémérides. On offrira une montre digitale plutôt quʼune montre à aiguilles (ils peuvent avoir du mal à percevoir les graduations).  

 

 

L'acquisition de l'autonomie et lʼestime de soi.

 

Rappel : l’autonomie n’est pas de faire les choses mais bien de savoir ce qu’il y faut faire et à qui s’adresser pour le faire.

 

 

Dans tous les cas, l’enfant dyspraxique souhaite acquérir son autonomie plus encore que l’enfant ordinaire. Il est donc important de le suivre. Il fera seul dès qu’il sera en capacité de faire seul. En attendant, il est essentiel de l’aider autant qu’il est possible de le faire, d’organiser autour de lui. Il faut lui faciliter la vie et adapter contourner avec lui, au moyen d’astuces toutes les difficultés rencontrées. Lui faciliter la vie, c’est : se faciliter la vie.

De toute façon, il faut prendre en considération sa fatigue, le temps disponible, l’urgence de la situation et la priorité sur les actes essentiels.

 

Toujours en décalage avec des enfants du même âge, il pourra, de mieux en mieux, contourner ses difficultés. Par contre, il faut absolument mesurer et reconnaître les efforts qu’il doit, sans cesse, opérer.

Attention à ne pas l’infantiliser, ni le materner au-delà du nécessaire mais prendre en compte ses particularités.

 

 

L'estime de soi s’apprend d’abord dans la famille.

 

Pensez à valoriser ses essais quel que soit le résultat car sa confiance en lui est très fragile. Mais veillez à ne pas oublier les frères et soeurs, qui se sentent parfois délaissés. IL est nécessaire d’expliquer aux frères et sœurs les différences pour induire également les différences de traitement en cas de bêtise. 

 

Privilégier lʼapprentissage par l'oral.

 

L'enfant dyspraxique nʼapprend pas de façon spontanée en regardant lʼautre, il nʼapprend pas par imitation. Il est donc inutile de lui dire : « Regarde ! Il faut faire comme cela, tu vois ? ». Pour certains enfants, cela peut même être contre-productif.

 

Vous pouvez le guider verbalement à accomplir certains gestes. Essayer de verbaliser lʼaction, de décomposer le geste en séquences, cʼest lʼaider à analyser ses gestes pour quʼil puisse mieux se les approprier. L’enfant dyspraxique « fait d’abord dans sa tête ». La présence dʼun adulte lʼaide à se remémorer lʼordre dans lequel accomplir les séquences de gestes (accompagnement auditivo-verbal). Laissez-le parler tout haut : cela lʼaide pour réfléchir, mémoriser, planifier ses gestes.

 

Parfois, lʼenfant parle beaucoup (en voiture par exemple) parce que son corps se repose et quʼil nʼa aucun geste à penser. Sa réflexion est alors libre pour la communication : ne faites surtout pas taire votre enfant, cʼest un moment privilégié de communication. Vous pourrez être alors très surpris de tout ce quʼil a emmagasiné comme informations dans des situations où il pouvait sembler absent.

 

Il est encore plus difficile aux enfants qui maîtrisent mal la parole, de montrer ce dont ils sont capables intellectuellement : il vous faudra faire preuve de patience pour comprendre ce quʼils veulent exprimer.

 

L'entourage doit également prendre lʼhabitude de sʼappuyer sur lʼoral pour aider lʼenfant : 

  • Lui donner des indications précises sʼil cherche un objet. Ne pas désigner un endroit avec le doigt mais dire le nom de la pièce, la localisation (droite, gauche, haut, bas…)
  • Veiller à ce quʼil soit bien concentré et éventuellement le « ramener » vers la tâche à accomplir
  • Lʼaider à planifier ses séquences gestuelles, par exemple, en le questionnant : quʼes-tu en train de faire ? Que dois-tu faire ? Où en es-tu ?
  • Parler clairement à un rythme modéré en respectant des pauses pour faciliter lʼassimilation de la consigne et insister sur les mots clés.
  • Ne pas lui donner plusieurs consignes à la fois. Quand il est en train dʼaccomplir une tâche, ne pas le stresser : en lui demandant de se dépêcher, ne pas lʼassaillir de commentaires pour ne pas le distraire car cet enfant dyspraxique est mono tâche et ne peut faire deux choses à la fois.

 Il est possible aussi dʼaider lʼenfant à faire, en cherchant à créer des sensations corporelles mémorisables et reproductibles. 

Pour quʼil réussisse à acquérir un geste sollicitant fortement ses capacités de motricité fine, vous pouvez le guider, non pas en lui demandant de vous regarder et de vous imiter (ne pas lʼinviter à reproduire un geste « en miroir »), mais en vous plaçant derrière lʼenfant, lui prenant la main et faire le geste avec lui, soit sur lui soit sur vous-mêmes (par exemple pour lui apprendre à se coiffer, sʼessuyer, tirer les rideaux, glisser une clé dans la serrure, tartiner, etc.). 

 

Apprendre à améliorer ses compétences sociales.

 

Certains apprentissages sʼappuient sur lʼimitation : parce quʼon lʼa vu et intégré, on sait comment on dit bonjour, comment on se tient sur une chaise, comment on réagit dans telle ou telle situation. Cet apprentissage se fait de façon moins spontanée chez lʼenfant dyspraxique. En effet, tout ce qui requiert une stratégie visuelle lui échappe. De ce fait un guidage oral sera aussi nécessaire ainsi quʼun entraînement à la maison : expliquer aux enfants de ne pas trop sʼapprocher des gens, de ne pas les toucher trop brusquement, de regarder dans les yeux la personne qui leur parle, de ne pas baisser la tête quand on veut l'embrasser… 

C'est un apprentissage parfois long et difficile : ne soyez pas trop exigeant.

 

Plusieurs petits jeux pourront le sensibiliser à la communication non verbale. Cela lʼaidera à avoir un comportement adapté. Mimer chacun son tour une expression et faire deviner à lʼautre le sentiment exprimé (le dégoût, la tristesse, la joie, le doute….), faire jouer des situations à des poupées ou des marionnettes. Plus généralement, les exercices de théâtre sont excellents. 

 

Accepter la dyspraxie.

 

Dans lʼacceptation de toute forme de handicap, il y a au moins deux composantes :

  • l'acceptation par lʼentourage
  • lʼacceptation par lʼenfant lui-même.

Les deux mouvements peuvent fluctuer suivant le cheminement de lʼenfant et de sa famille.

 

L'enfant dyspraxique perçoit très bien quʼil est moins performant que sa fratrie ou que ses copains à lʼécole. Il comprend aussi que son corps ne lui obéit pas aussi bien que celui des autres enfants. « Je ne fais pas ce que je veux, ma main ne dessine pas ce que jʼai dans la tête, je connais les réponses au contrôle mais je ne sais pas comment les organiser sur ma feuille… »

 

En étant à lʼécoute de votre enfant, en essayant de voir le monde comme lui le perçoit, vous saurez trouver les mots nécessaires pour lui expliquer quʼil fonctionne différemment, que réaliser des choses simples lui demande plus dʼefforts, dʼattention et de temps.

Ces explications devront être données également aux proches et à lʼécole, ce qui permettra une meilleure compréhension de lʼunivers de votre enfant, et une meilleure acceptation de cet handicap aussi bien par lui-même que par les autres.

Ne surtout pas oublier que l'’enfant dyspraxique est souvent un gros dormeur ce qui nécessite une rythme de vie équilibré. La régularité des actes de la vie quotidienne sur des temps définis lui permettra d’être plus efficace et rassuré.

 

Les conseils suivants sont à adapter selon les enfants et leur âge : 

L’habillage

On peut contourner les difficultés en supprimant tous les systèmes de fermeture :

boutonnage, laçages et en préférant les velcros et les élastiques ... Pour que lʼenfant soit le plus autonome possible. Mais il ne faudra pas, pour autant, oublier d’expliquer ces contournements lors de la visite médicale.

Veiller à ce que lʼenfant soit confortablement installé et ne soit pas dérangé au moment de s'habiller.

Les chaussettes :

  • Veiller à acheter des chaussettes bien élastiques, qui « sʼouvrent » facilement.
  • Lui montrer comment « faire une petite maison » pour mettre le bout de son pied.
  • L'aider à mettre le début de la chaussette, à lui dʼenfiler le reste. 

Les chaussures :

  • Préférer les chaussures à velcro ;
  • Peindre un point de couleur sur la semelle de ses chaussures pour éviter que lʼenfant ne se trompe de côté, ou mettre D et G quand il sait lire ;
  • Utiliser des «stoppeurs» pour lacets à faire coulisser jusquʼau réglage souhaité ;
  • Utiliser également des lacets entortillés en forme de ressort sur lesquels il suffit de faire un noeud simple ou de les croiser plusieurs fois pour faire lien efficace (en vente chez les cordonniers et sites spécialisés) ;
  • Pour lʼentraîner à nouer ses lacets : utiliser des lacets de couleurs différentes attachés ensemble pour lʼaider à percevoir où positionner les lacets pendant l'apprentissage ;
  • S'entraîner sur une chaussure « exercice » à poser devant soi.
  • Ne jamais s’énerver. L’ergothérapeute également aidera l’enfant à réussir. 

Les fermetures « Éclair » :

Accrocher un « anneau brisé » en métal (utilisé pour rassembler des clés) pour que la fermeture soit plus facile à saisir et à manipuler. 

Le rangement :

  • Ranger ses affaires dans un placard ou des tiroirs faciles dʼaccès : coller des photos sur le bon emplacement pour lʼaider à retrouver ses affaires ou, dès qu’il sait lire, inscrire le mot qui convient sur le tiroir. Veiller ensuite à ne plus modifier ces emplacements.
  • Choisir avec lui les affaires pour le lendemain et les ranger dans un ordre logique sur une chaise.
  • Marquer ses vêtements, ses sacs et toutes ses affaires dʼécole avec son nom, de manière vraiment systématique. Cela en facilitera la reconnaissance, par lui même ou ses camarades en cas dʼoubli.
  • Ces oublis peuvent s’avérer fréquent, ne jamais s’énerver - prévoir plutôt les affaires en double. 

La propreté.

Lʼenfant dyspraxique peut être en retard pour acquérir la propreté. Il se contrôle mal, demande à aller aux toilettes au dernier moment et a fréquemment de « petits accidents ». Il a également besoin dʼaide tardivement pour faire sa toilette et sʼessuyer, au-delà dʼun âge courant. Il « oublie » de laver les parties non visibles de son corps (aisselles, nuque, etc…).

Pour aider les plus petits, on peut :

  • prévoir un pot « fauteuil »avec des accoudoirs pour se tenir et se lever facilement ;
  • mettre une marche en plastique pour quʼil monte facilement sur les toilettes ;
  • placer un réducteur de toilette.

Jusqu’au collège, environ:

  • lui rappeler fréquemment dʼaller aux toilettes ainsi que la séquence des gestes à pratiquer, voire lʼobliger à y aller sans en sentir le besoin (car le besoin naît en même temps que lʼurgence),
  • l'habiller avec des habits pratiques (ni boutons ni agrafes),
  • prévenir l'enseignant de ne pas différer la demande de passage aux toilettes,
  • prévoir des changes pour lʼécole en cas dʼaccident. 

Pour la toilette :

  • utiliser du savon liquide (qui mousse plus facilement que le savon en pain), 
  • lui mettre un peignoir de bain et lui apprendre à passer les mains sur son corps pour se sécher (ce qui lui permet également de « mieux sentir son corps »),
  • pour se brosser les dents : utiliser de préférence une brosse à dent électrique. 

Les repas.

Veiller :

  • à ce que lʼenfant soit bien assis, les pieds par terre (ajouter un repose-pieds sʼil nʼest pas assez grand), le dos bien calé et que la table ne soit pas trop haute. (Éviter quʼil ne soit perché sur des coussins instables),
  • à lui donner des couverts adaptés à sa taille (tordre éventuellement le manche pour faciliter la préhension),
  • à utiliser des petites cuillères profondes,
  • à garder un gobelet avec un couvercle assez longtemps,
  • à mettre « un set de table » pour éviter que son assiette ne bouge (on trouve en commerce spécialisé des sets antidérapants en latex),
  • à utiliser des assiettes creuses type “céréales” avec un rebord (plutôt que des bols trop profonds) pour éviter de renverser la nourriture,
  • à lui mettre un tablier en plastique type peinture pour le protéger (pour les petits),
  • à ne pas trop remplir son assiette ou son verre,
  • à lʼaider à couper la viande, éplucher les fruits, même à un âge avancé
  • à lʼentraîner à couper en lui proposant de couper des aliments mous : banane, poire, fromage, et petit à petit de la viande tendre.
  • vous pouvez également lʼaider à sʼentraîner sur de la pâte à modeler,
  • à lui confier des responsabilités : mettre les céréales dans le bol, lʼentraîner à verser son lait ou lʼeau avec une bouteille peu remplie. 

Certains enfants peuvent au cours dʼun repas arrêter de manger parce que lʼacte de chercher les aliments, piquer avec la fourchette, effectuer ce geste de multiples fois, leur demande trop dʼefforts. Cela entraîne même chez certains des tensions quʼils peuvent avoir besoin d'évacuer en quittant la table quelques minutes. 

 

Il faut soit le laisser manger avec les mains (le jambon ou le poulet par exemple), soit lui couper la viande, soit accepter qu’il coupe de gros morceaux qui provoqueront une digestion plus difficile.  Il ne sert à rien de le laisser en difficulté devant un fruit à peler.

 

Le moment du repas est un moment particulièrement éprouvant pour l’enfant dyspraxique : il lui faut à la fois garder une position «correcte» (il a tendance à se maintenir à lʼaide des coudes, voire à reposer la tête dans la main et donner l’impression de mettre la tête dans l’assiette plutôt que de lever le coude), utiliser les couverts, éviter que verre et couverts ne tombent de table.

 

Certains mastiquent la bouche ouverte. Il est important d’être compréhensif sʼils ne mangent pas proprement : il leur faudra plus de temps pour effectuer cet acte quotidien de façon correcte.

 

Si vous voyez que votre enfant ne mange pas à cause de lʼépuisement gestuel, nʼhésitez pas à lui donner à manger bien au-delà de lʼâge conventionnel. 

Les loisirs, le sport.

Beaucoup désirent pratiquer des activités sportives et loisirs manuels qui peuvent sembler difficiles au premier abord : ski, vélo, tir à lʼarc, judo, poney, poterie, peinture... Aucune activité nʼest à proscrire, mais il sʼagira dʼadapter la pratique aux capacités et aux goûts de lʼenfant, en veillant à positiver ses efforts.

Il faut en particulier tenir lʼintervenant sportif informé afin quʼil comprenne les difficultés de lʼenfant, quʼil explique patiemment et sʼadapte aux limitations praxiques.

Les sports de compétition, notamment en équipe, où lʼenfant moins habile peut être facilement « mis de côté » sont à envisager après réflexion avec les moniteurs/entraîneurs et lʼenfant (basket, handball, football, mais aussi gymnastique par équipe, natation etc.).

Lʼéquipe doit être capable dʼaccepter un « jeu » un peu différent (il est parfois possible dʼinscrire lʼenfant dans une équipe plus jeune que sa tranche dʼâge).

Néanmoins, des surprises sont à attendre si l’enfant est très motivé pour un sport. Il peut alors déplacer des montagnes.

En matière de loisirs, les enfants dyspraxiques ont souvent une prédilection pour les activités faisant appel à lʼimagination plus quʼaux jeux sollicitant lʼhabileté manuelle (comme les puzzles, les jeux de construction). 

Voici une liste dʼactivités dont votre enfant peut sans doute, parmi dʼautres, user sans modération :

  • les déguisements (jeux de rôle), les marionnettes, les figurines des dessins animés (inventer des histoires), les poupées et les dînettes, les voitures et les garages, tous les animaux (ferme, jungle, mer, dinosaures, oiseaux...),
  • les logiciels informatiques, les jeux vidéo (qui ont l’avantage d’apporter plus de dextérité aux mains et aux doigts, à la coordination des mouvements, mais aussi à la recherche visuelle et développe les rélexes ) ;
  • les sorties culturelles (théâtre, cinéma, concerts, expositions, visites de musées, de villes, de châteaux, de jardins, de parcs animaliers…) et les voyages (prévoir éventuellement un temps de repos avant et après chaque visite),
  • les films en vidéo, les documentaires, les livres enregistrés, la musique,
  • la cuisine,
  • les jeux de baby foot (entraînement coordination oeil-main, rotation du poignet, anticipation des directions), avec un panier de basket, le badminton, le trampoline (pour muscler et travailler lʼéquilibre),
  • les pratiques artistiques (théâtre, danse, musique, arts plastiques…) en recherchant plaisir et épanouissement plus que performance et élitisme.

 Pensez à des solutions simples de substitution :

Si skier est impossible : la luge, les promenades en raquettes, les balades en traîneaux seront aussi des occasions dʼapprécier les loisirs dʼhiver.

En attendant de savoir faire du vélo, une trottinette permettra à certains dʼapprendre lʼéquilibre.

Si la natation sʼavère hors de portée, pensez aux jeux et aux sauts en piscine (qui permettent de sentir son corps autrement).

Leur apprendre les mouvements des bras et des jambes séparément, et surtout à être à lʼaise sous lʼeau avant de passer à lʼapprentissage classique de la nage.

Toute activité doit rester un plaisir, un moment où lʼenfant nʼest pas mis en échec et peut sʼépanouir. En la matière, un seul conseil : laissez-vous guider par votre enfant.  

Les remédiations possibles …

Avant tout, il ne faut jamais oublier que l’enfant dyspraxique cherche à faire plaisir et fera tout ce qui est en son pouvoir pour réussir. Et il ne ménage pas ses efforts. S’il n’y arrive pas, c’est donc qu’il a une difficulté avec « ses » outils, que le support proposé ne convient pas, qu’il n’a pas entendu la consigne, etc…

Mais il faut laisser tomber les : « il ne veut pas, il est faignant, il est rêveur, il n’écoute pas, etc… »

 

Il est important de connaître les répercussions scolaires possibles des dyspraxies :

« Pourquoi lʼenfant est en difficulté, comment lʼaider ? »

En effet, tous les enfants nʼont pas les mêmes difficultés et nʼauront pas besoin des mêmes adaptations. 

Le rôle des parents est essentiel, car lʼécole a bien du mal à sʼadapter aux divers rythmes dʼacquisition des élèves. Les parents doivent pouvoir revoir les notions vues en classe et aider à leur consolidation tout en privilégiant lʼaspect ludique des activités, à la condition que l’enfant ne soit pas trop fatigué.

Il est important de ne pas le surcharger de travail après sa journée de classe, sachant que cette fatigabilité est importante et découle des efforts fournis dans la journée.

Il est préférable de demander à lʼenseignant des « aménagements » scolaires plutôt que des « allégements ». En effet, l’enfant dyspraxique est capable de faire si ce qui est demandé est aménagé. Pour éviter que naisse une jalousie dans lʼesprit de ses camarades qui peuvent voir lʼenfant dyspraxique comme « privilégié », une intervention de la part du psychologue scolaire ou un dialogue à lʼinstigation de lʼenseignant ou encore une explication fournie par l’enfant dyspraxique sont parfois nécessaires pour expliquer al différence et favoriser lʼinclusion. Cependant, cette intervention ne peut être réalisée qu’avec l’accord de l’enfant. Des outils sont disponibles pour aider les adultes à parler de la différence et du handicap. 

Comment lʼaider à la maison, des propositions 

Choisir un endroit confortable et au calme pour étudier à la maison, en contrôlant le bruit et les distractions visuelles (loin dʼun téléviseur ou dʼune machine).

Veiller à ce que lʼenfant soit confortablement installé  :

  • lumière éclairant nettement les supports mais venant de derrière lʼenfant,
  • cale sous les pieds,
  • pupitre légèrement incliné.
  • le soulager au niveau des gestes surtout le soir (de lʼécrit, de lʼorganisation, des manipulations : pour trouver la bonne page,… )
  • améliorer la présentation du travail : pour aider lʼenfant à se repérer dans lʼespace de la feuille (haut, bas, droite, gauche).

On peut baliser la feuille avec des traits de couleur : Trait vert à gauche (vert pour le départ), rouge à droite (rouge pour l’arrivée), jaune en bas comme le sable, bleu en haut comme le ciel.

Placer la feuille à la verticale (utilisation du pupitre) puis peu à peu la descendre à lʼhorizontale.