Généralités - apic06

Votre enfant est dys ?

 

                                           Félicitations !

 

 

Avant toute chose, toute description, tout conseil, il est important de rappeler qu'un enfant dys n'est jamais identique à un autre enfant dys. En effet, les capacités intellectuelles, la personnalité, le milieu socio culturel, le milieu familial, les réadaptations et rééducations,… font que deux enfants, même s'ils ont des dys identiques, ne seront jamais identiques. Tout ce qui sera décrit ici ne correspondra probablement pas, mot pour mot, à votre enfant. Il s'agit ici d'apporter des exemples, des profils, des méthodes.

C'est à vous, parents, de prendre ce qui vous semblera utile dans ce site pour votre information et pour votre enfant.

 

 

L'un des questionnements auquel vous serez confronté au départ sera de savoir : " quelle dys impacte quel acte ? " ;

parce que, chez les dys, il est autorisé de cumuler et il est rare, très rare, extrêmement rare voire impossible, de ne pas cumuler plusieurs dys et/ou TDAH. Sans compter que la précocité est également fréquemment de la partie.

 

Or, la frontière entre les différentes dys est bien mince et l'on trouve fréquemment des difficultés communes à plusieurs dys; par exemple, les tables de multiplications qui sont difficiles pour les dyslexiques et tout aussi difficiles pour les dyscalculiques, mais pas pour les mêmes raisons.

 

En fait, peu importe la dys responsable, il faut plutôt utiliser notre énergie à trouver des contournements et des solutions pour aider l'enfant à réussir.

 

Et donc, chercher " quelle dys pour quel acte ? " devient quasi impossible et surtout sans intérêt.

 

 

De la même façon, à un moment donné, vous allez peut-être vous demander lequel des deux parents est responsable de la transmission des dys à votre enfant.

 

Pour toutes les dys, l'origine est actuellement à l'état d'hypothèses génétiques ou d’anomalies structurelles cérébrales, non décelables. On sait que ces troubles ne sont pas congénitaux et ne surviennent pas après la naissance car dans ce cas, on parlera d'aphasie, d'apraxie, d'alexie, etc…  Il est aussi à noter que les grands prématurés sont fréquemment touchés par la dyspraxie, par exemple.

 

Voilà donc une question qui n'a pas vraiment d'intérêt car, de toute façon, ce qui est important, c'est d'aider votre enfant, en pratique et au concret, tous les jours.

 

Il est dys, tant mieux ! Parce que cela veut aussi dire qu'il dispose d'une hypersensibilité et d'un fonctionnement, même s'il n'est pas celui attendu par l'école, qui est performant mais autrement. Il vaut mieux voir comment celui des parents (voire les deux) qui est dys, a mis à profit cette dys pour réussir sa vie d'adulte.

 

Restez positif, le parcours qui vous attend ne sera pas facile.

 

 

En raison de ces dys, les outils de l'enfant pour apprendre sont touchés. Ce sont bien des troubles des apprentissages. Mais pas seulement, parce qu'une fois que votre enfant aura appris, il aura également des difficultés à restituer ce qu'il a appris. Voilà qui est bien injuste parce qu'il aura travaillé, appris avec difficulté et qu'il n'arrivera pas à restituer comme c'est attendu pour un enfant de son âge, à l'école.

 

Vous ne comprendrez pas, la maîtresse pensera qu'il n'a pas travaillé à la maison, et pourtant…

 

Faites-vous une raison, la majorité des dys est peu visible. Votre enfant est pertinent, il est donc difficile d'imaginer, d'accepter qu'il ne puisse pas restituer ce qu'il aurait appris.

 

 

 

Nous allons tenter de relever le défi de tenter une description d'un profil commun.

 

 

Et d'abord, n'est pas dys qui veut (contrairement à ce que vous entendrez trop souvent).

 

En effet, pour être dys, il faut:  

  • présenter les troubles (et que ces troubles soient attestés par des bilans),
  • avoir une intelligence normale ou supérieure (un enfant déficient intellectuel autre des difficultés à la lecture mais il n'est pas dyslexique, il est déficient intellectuel)
  • et ne pas présenter d'autre handicap (un enfant autiste aura des troubles praxiques mais il n'est pas dyspraxique, il est autiste).

Les garçons sont trois fois plus touchés que les filles. 

 

Cette exigence n'est pas faite dans le but d'évacuer les autres handicaps mais bien pour préciser les choses car il ne s'agit pas ici de galvauder les dys mais bien au contraire de respecter la définition des dys. On fera une exception pour les TDAH, tant ils sont cumulards de dys…

 

L'une des particularités de ces dys, vous le verrez, est que plus vous creusez, et plus cela paraît complexe. Aussi, un dyslexique, par exemple, n'est pas simplement un enfant qui inverse les syllabes, bien au contraire.

 

Et donc, nous partirons du pré requis que chacun des enfants décrit à une intelligence normale ou supérieure, validée par un test de QI. Et nous vous encourageons donc à faire pratiquer un WISC4 par un neuro psychologue. Le neuropsychologue n'est pas un médecin, c'est un psychologue spécialisé. Il pourra "creuser" lors du bilan pour mieux définir les points forts et les points faibles de votre enfant. Son bilan est précieux pour la suite.

 

 

Attention, toutes les informations que vous trouverez au fil des pages, ne permettent pas de poser un diagnostic.

Être DYS et/ou TDAH est un diagnostic pluridisciplinaire posé par le neuropédiatre ou pedopsychiatre après consultation de l'enfant et analyse de ses différents bilans.

 

 

 

Quelles sont les conséquences sur le comportement ?

 

 

L’enfant, l’adolescent, doit se forger une image de ce qu’il est, doit se situer dans le monde, prendre ses repères, devenir lui-même. Dès lors, la difficulté d’acquérir les moyens humains de communication, le “cerveau différent” dont parle le Dr Habib, constituent une particularité qu’il n’est, certes pas toujours facile d’assumer mais qui révèle aussi des dons et des qualités peu exploitées chez la majorité des enfants.

 

Un enfant “dys” amplifiera donc souvent les difficultés de vivre inhérentes à son âge, mais aussi toutes les qualités qui lui sont propres. Dès lors, l’aider à grandir, c’est connaître les problèmes qu’il éprouve et reconnaître les qualités qu’il développe plus que d’autres.

 

 

Agressivité ou repli sur soi

 

Cela résulte d’une révolte, face à l’incompréhension mais aussi d’un besoin d’être reconnu, remarqué ou bien, au contraire, d’un besoin de se cacher, de se faire oublier car l’enfant est toujours exposé aux sarcasmes et aux réprimandes.

 

 

Problèmes relationnels vis-à-vis de ses camarades

 

Il se sent différent et cela fausse la relation avec les autres (fratrie, camarades de classes). Cela peut entraîner un désir de repli vers la solitude ou au contraire un besoin excessif d’être avec les autres, même à son détriment pour se faire accepter.

 

  

Fatigue et manque de constance dans l’effort

 

Trop souvent en situation de « double tâche », il fournit trop d’efforts et subit un stress par rapport aux exigences scolaires qui l’abattent ou lui font baisser les bras. La lenteur dans l’exécution des exercices doit impérativement être respectée au risque de lui faire sauter des étapes importantes. Il en va de même pour la rêverie nécessaire face à la fatigue engendrée par les efforts de contournement constants.

 

  

Manque de confiance en soi, dévalorisation de soi

 

Toujours confronté à l’échec, il se sent bête, nul et tous ceux qui l’entourent lui semblent tous plus intelligents que lui.

 

  

Symptômes psychosomatiques

 

Dès qu’il se trouve face à une situation de stress (devoirs, contrôles), c’est à dire dès qu’il va se trouver confronté à ses difficultés, surviennent des contractures pouvant entraîner des maux de ventre, des migraines, des tics...

 

 

Dépression pouvant aller jusqu’à la phobie scolaire et/ou jusqu’au suicide

 

Toujours et depuis toujours confronté à l’échec, il peut sombrer dans un état dépressif, ne se sentant plus capable de bien faire et ce dans quelque domaine que ce soit. Il n’a alors plus conscience de ses réelles capacités, fortement inhibées par cette dépression. Mais il y a aussi des comportements stigmatisés par les enseignants et les parents et qui sont plutôt des symptômes mal interprétés.

 

  

Paresse

 

Elle n’existe pas. L’attitude de l’enfant traduit en fait une grande fatigue, un grand découragement ou bien encore de l’ennui. Fatigue face à l’effort qu’il doit fournir pour tenter d’y arriver. Découragement lorsqu’il voit que ses efforts ne sont pas toujours récompensés, car il connaît les “règles” mais ne peut pas les appliquer, ni les automatiser, d’autant plus que ses résultats passant souvent par l’écrit ne reflètent pas son réel niveau intellectuel et scolaire.

 

  

Manque de concentration et troubles de l’attention

 

Occasionnels, ils apparaissent comme une “soupape de sécurité”. Permanents, ils révèlent un état “dys” très grave. Pathologique pour les TDA avec ou sans H.

 

 

Trouble de la mémorisation et de l’apprentissage

 

On croit qu’il oublie tout, bien que sa mémoire soit extraordinaire. C’est que les automatismes de mémorisation attachés au langage fonctionnent aussi différemment chez lui. Pour apprendre à apprendre, il lui faut ouvrir ses propres voies, car il apprend différemment.

 

  

Indiscipline ou hyperactivité

 

Il a besoin de se défouler car il est toujours assujetti au stress, aux pressions intellectuelles et physiques. Devant ses difficultés à gérer son tonus musculaire et nerveux, l’indiscipline et I’hyperactivité traduisent ses tensions vis à vis de l’école.

 

Tous ces symptômes peuvent se regrouper en trois grands comportements qui interfèrent selon les moments :

  • soit excitation classant ces sujets dans les hyperactif
  • soit repli sur soi par création d’une énorme barrière de protection pouvant aller jusqu’à l’autisme
  • soit impassibilité extérieure où l’enfant devient transparent: il entend sans écouter, il voit sans voir, il se déconnecte pour retrouver son souffle.

 

 Après cette liste qui pourrait sembler décourageante et qui révèle en fait beaucoup de souffrance, il ne faut pas oublier que l'enfant DYS et/ou TDAH, doté de son “cerveau extraordinaire”, est aussi capable d’exprimer des qualités pouvant l’amener à la réussite à condition qu’il ne soit pas complètement inhibé, ce qui est malheureusement trop souvent le cas.

 

 

De fortes qualités, parmi d’autres...

 

Malgré l’apparition de tous ces symptômes “dys”, l’enfant conserve les caractéristiques de son cerveau hyper sensoriel, particulièrement apte à percevoir les choses dans l’espace, “en trois dimensions” en quelque sorte.

 

Il a une très grande sensibilité ce qui va de pair avec sa propre souffrance, beaucoup d’intuition car il a appris à anticiper le désir de l’autre pour ne pas le décevoir. Il est donc attentif à autrui, serviable. il est curieux car son intelligence a besoin d’être nourrie ce qui l’amène à être inventif, constructif. Il est charmeur ne pouvant se faire aimer des “lettres”, il trouve le moyen de toucher les gens au cœur, Il a une grande capacité dans la maîtrise de soi. Il a un grand sens des responsabilités.

 

Et surtout, comme toute personne souffrant d’un handicap, il conserve le pouvoir de développer de formidables dons à condition de ne pas rencontrer d’obstacles incontournables.

 

  

Pour les enseignants, comment aider un enfant dyslexique à l’école ?

 

 

Tous les enseignants devraient connaître les différentes DYS et le TDAH et y penser lorsqu’ils ont un enfant capable de faire des observations pertinentes mais qui par ailleurs a des difficultés d’apprentissage.

 

Pour le bien des enfants, il serait urgent que cessent les éventuelles rivalités entre thérapeutes et pédagogues. Les enfants ont besoin des deux et à chacun son métier.

 

L’enseignant a un rôle important à jouer: en acceptant l’enfant tel qu’il est, il facilitera une rééducation plus rapide ; en comprenant qu’il ne peut pas, dans le cadre de la classe, résoudre le problème de l’enfant DYS (il n’en a ni le temps, ni les moyens), il pourra s’intéresser aux progrès des rééducations. Il peut aider par le choix des supports et la bien traitance de l’enfant. Une attitude compréhensive et positive peut permettre de soulager l’angoisse de l’enfant à l’école. Celui-ci sera dans de meilleures conditions pour bien profiter des cours et pour y participer.

 

Lorsqu’il lui semble reconnaître un enfant DYS et/ou TDAH, il est utile et préférable de proposer à la famille de se mettre en rapport avec une association, de prévenir le médecin scolaire, qui, l’un comme l’autre, alerteront la famille et qui expliqueront à celle-ci les enjeux du dépistage et de la rééducation.

 

Lorsqu’on lui signale un enfant DYS et/ou TDAH, il risque d’avoir soit un enfant rebelle, soit un enfant totalement effacé, muet ou déroutant. Dans l’un et l’autre cas, ce sera un enfant qui souffre, qui a une mauvaise image de lui-même et qui pourtant ne demande qu’une chose, améliorer ses résultats scolaires.

 

Cet enfant n’est pas paresseux, il n’est pas rêveur, il n’est pas étourdi et surtout il n’est pas idiot. C’est un enfant intelligent, qui apprend beaucoup en classe, d’où l’importance de veiller à ce qu’il soit à une place calme, d’où il puisse bien entendre, mais surtout pas une place isolée.

 

Il est très fatigable, donc si au bout d’un certain temps il paraît “dans la lune”, c’est qu’il a “décroché”: la soupape de sécurité a fonctionné, inutile de le rappeler à l’ordre, simplement le recentrer gentiment et si cela ne suffit pas, lâcher. Car cette rêverie doit être respectée, elle est nécessaire. Le temps d’attention augmentera petit à petit dans un climat de confiance. Plus l’enfant est détendu, plus il sera à même d’intégrer des connaissances.

 

Pour créer ce climat propice aux progrès, il faut éviter de mettre l’enfant en difficulté. En effet, dans la vie d'adulte, on s'appuie sur ses points forts. Il en va de même à l'école et ce sont les rééducations qui s'occuperont des points faibles. Ne pas oublier aussi que les camarades se moquent facilement.

 

Pour en enfant dyslexique, par exemple, il est préférable de ne jamais le faire lire à haute voix, à moins qu’il ne le demande. L’idéal serait que pendant que les autres élèves font la lecture, il lise de son côté quelques lignes en lecture muette (pourquoi pas mettre un casque ?). Une question orale suffirait pour se rendre compte du résultat. Les dictées ne sont pas efficaces pour lui, il est préférable de l’inciter à écrire spontanément, afin qu’il prenne l’habitude d’exprimer ses idées. Là aussi peu de lignes. Vérifier seulement si les mots même mal écrits sont à leur bonne place dans la phrase.

 

Quelles que soient les DYS et TDAH, lorsqu’il doit faire des exercices en classe ou à la maison, mieux vaut lui en donner moins, mais les plus difficiles. Utiliser tous les moyens TICE (ordinateur, logiciel, calculette) pour permettre à l’enfant d’exprimer son potentiel sans être barré par leurs particularités de DYS et TDAH, et ce, dans toutes les matières. Plus tard, ils s’exprimeront avec plus d’aisance grâce à l’ordinateur. Dans le même ordre d’idée, ils doivent apprendre le plus tôt possible à se servir d’une machine à calculer pour libérer leurs facultés de raisonnement.

 

Ces enfants ayant énormément de mal à acquérir les automatismes, il ne faut pas être étonné s’ils mettent plus de temps à répondre à une question. Pour les dyslexiques, par exemple, pour les tables de multiplication, ils calculent ! Ils n'arrivent pas à ingérer toutes les tables et moins encore à s'en servir. Il est déjà assez difficile de comprendre l'énoncé et de trouver quels chiffres pour quelles opérations. Le résultat, lui, se fera aisément avec une calculette. Par contre, il faut les aider à devenir performant pour l'utilisation de la calculette. Plus tard, sur le téléphone ou sur l'ordi, la calculette sera toujours présente. Pour d’autres matières, ils doivent passer par le stade de la réflexion, même pour les choses les plus simples.

C’est assez surprenant mais si on leur laisse le temps, la réponse est le plus souvent juste.

 

Lorsqu’ils sont très angoissés, ils veulent aller vite comme leurs camarades et ils répondent n’importe quoi. C’est ainsi qu’ils se font gronder pour n’avoir pas écouté. En fait ils n’ont pas pris le temps de contrôler leur réponse. A ces enfants il faut demander de retenir leur première réponse ou leur dire de bien respirer avant de répondre.

 

Tout ce qui est répétitif n’est pas efficace pour l’enfant DYS et/ou TDAH, il est préférable de lui donner des exercices variés.

 

Recopier est totalement contre-indiqué et la simple copie se révèle très difficile et inutile. 

 

Pour le bien de l’enfant, il est bon que l’enseignant soit en rapport avec l’orthophoniste, l’ergothérapeute, le psychologue, etc…, qui pourront indiquer où en sont les rééducations, mais qui pourront aussi avoir besoin de l’observation de l’enseignant en classe. En effet, la relation entre les rééducateurs et l’enfant n’est pas du même ordre que celle de l’enseignant.

 

D’autre part, l’enfant est seul en rééducation et se comporte donc différemment lorsqu’il est avec des camarades. La collaboration est précieuse.  

 

Enfin l’enseignant a un rôle non négligeable auprès des parents. Il peut les aider à faire acquérir à leur enfant, des méthodes de travail qui lui sont adaptées, travail avec des fiches, avec un surligneur, etc. En effet, la lecture de quelques mots suffi à faire remonter les informations qu’il a déjà enregistrées pendant les cours. Le travail est moins fatigant, plus rapide et surtout plus productif à long terme.

 

Il faut savoir que ces enfants demandent beaucoup de temps, de disponibilité et qu’il n’est pas simple d’organiser leur suivi, Il faut qu’ils aillent tout à la fois chez l’orthophoniste, chez le psychologue, le psychomotricien, etc… et aussi qu’ils aient une activité extrascolaire valorisante. Il faut prévoir une partie des rééducations dans le temps scolaire et lui préparer le travail fait en classe pendant ces rééducations. Il ne peut être question de lui faire rattraper, il ne faut pas oublier qu'en rééducation, il travaille. Cette rééducation est strictement indispensable pour que l’enfant ait un accès plus facile à l’écrit. Nous sommes en retard, en France, dans la prise en charge des DYS.

 

Enfin, les enfants qui ont des parents “porteurs”, pourront franchir les obstacles de la scolarité. Mais les enfants dont les parents n’ont pas les compétences et la possibilité de faire face, sont malheureusement le plus souvent exclus du système scolaire. C’est une profonde injustice que l’on pourrait éviter, ne serait-ce qu’en appliquant ces quelques suggestions inspirées par la pratique et le bon sens.